Waterloo

Le train qui s’appelle l’Angleterre, en provenance de l’Europe, à destination de l’Oblivion, départ 2200h, demain, jeudi, le 12 décembre. À ce moment précis, pile, les sondages des sorties seront annoncés, et le départ sera définatif. Il est prévu que Boris Johnson, le clown en chef du parti des xenophobes obtiendra enfin sa majorité tant appréciée, et il procédera finalemente vers le Chaos. Et c’est peut-être tout aussi bien, parce qu’il semble que, même après la pagaille que nous avons tous dû endurer, depuis le referendum de 2016, c’est clair que la majorité des Anglais voudrait persévérer avec la folie du Brexit.

Et alors, la période de participation et coopération entre les Britanniques et les Européens, qui a vraiment commencée pendant les guerres Napoléoniennes (oui, lui!), semble venir à sa fin. En fait, depuis la fin du dix-huitième siècle, les Rosbifs ont participé, presque constamment, dans les initiatives de coopération de l’autre côté de la Manche. Après le Congrès de Vienne, en 1814-15, ils essayaient de maintenir l’équilibre du pouvoir sur le continent pendant plus de 200 ans. Ils ont participé dans la guerre de Crimée, en 1853-56, pour arrêter l’expansion russe, ils ont signés l’entente cordiale avec les Français, pour empêcher la domination allemande, et ils ont déclaré la deuxième guerre, en 1939, pour sauver la Pologne (les Allemands encore). Et finalement, ils ont créé le Conseil de l’Europe, en 1949, pour promouvoir l’intégration européenne. Oui, vraiment!

Et tous ça pour faire quoi? Et quoi maintenant, C’est la grande question? Espèrent-ils devenir le 51e état? Ou devenir un Singapour sur la Tamise? Ou peut-être devenir un espèce de Monaco, super dimensionné, et bourré d’oligarques? Seul le temps nous dira….

Mais, quoi qu’il arrive en Angleterre, ce qui va se passer en Écosse (et en Irlande du Nord aussi, heureusement), est beaucoup plus simple. Tandis que Boris est sur le point de gagner enfin sa majorité tant convoitée, le SNP est sur le point de gagner presque toutes les circonscriptions en Écosse. En fait, ils devraient prendre environ 45 sur 59. Et oui, je ne comprends pas non plus, comment il y a des Écossais qui continuent de soutenir les parties basées à Londres. Peu importe, tous les sondages disent la même chose: après le Brexit, la majorité d’Ecossais optèrent pour l’indépendance. L’indépendance en Europe.

Malheureusement, et comme vous le savez, les citoyens de l’Union Européenne ne peuvent pas participer cette fois. Mais, les prochaines élections parlementaires en Écosse auront lieu en mai 2021, et on attend (avec l’impatience) le deuxième référendum sur l’indépendance écossaise qui va suivre. Cette fois, tous les Européens peuvent participer. Et j’espère que vous allez voter pour le SNP, le parti qui voudrais une Écosse indépendante, en Europe.

Alors, finalement, le Brexit, ce n’est pas notre train, il appartient aux Anglais. Nous devons simplement attendre qu’il parte. Notre train vers l’indépendance en Europe arrivera peu après. C’est une désastre, mais ce n’est pas celui d’Ecosse, c’est les Anglais (et les Gallois, bizarrement), c’est leur choix, et ainsi, c’est leur Waterloo.

En Marche

Edimbourg 2019

Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas encore une autre histoire de Manu, ou de sa femme, non, cette fois, on examine autre chose: l’Écosse en marche! Samedi dernier, les rues d’Édimbourg étaient pleins de gens en marche, les jeunes et les moins jeunes, tous ensemble pour demander l’indépendance pour leur pays.

C’est presque impossible de déterminer le nombre final de participants, parce que la marche a eu lieu au cœur de la ville, et il y avait les participants et les spectateurs, et tout le monde était emballé ensemble, mais la ligne bleue des drapeaux écossais étirais tout le chemin de Holyrood Palace aux Meadows, et ça fait quoi, trois kilomètres. Peut-être autour de 200,000 (ou presque la moitié de la population de la ville) étaient là. Quel spectacle!

Et c’est évident qu’il y avait beaucoup de Français et de Francophones dans la foule, et tous leurs cœurs français battaient avec une fierté particulière comme nous sommes passés par l’Institut Français, le bâtiment magnifique qui sera bientôt l’Ambassade de France.

C’était une marche, une manifestation, mais c’était aussi une fête dans la rue, et tout le monde était le bienvenu, juste comme tout le monde est invité à participer au mouvement pour une Écosse, indépendante en Europe. Et pour les Français, et tous les autre gens, qui sont venus d’autre pays, en Europe ou d’ailleurs, vous êtes tous invités pour rejoindre le combat pour l’Écosse de rester dans l’UE, comme un pays indépendant.

Les tartines de confiture de Marseille

L’unité d’habitation, Marseille.

En juillet 2019, Stuart House, la dernière tour d’habitation à Cumbernauld, était finalement démoli. C’était la dernière de douze qui dominaient la nouvelle ville depuis leurs construction dans les années soixantes. Désormais, leurs contours ne domineront pas le ciel, et pour les automobilistes passant sur l’autoroute, la ville sera presque complètement cachée par les forêts qui l’entourent. La municipalité, North Lanarkshire, a décidé à faire tomber tous les tours de Cumbernauld, Airdrie, Coatbridge et Motherwell, en fait, toute la banlieue très cossue qui se situe à l’est de Glasgow.

Red Road Flats, Glasgow, démolis 2015

Et Glasgow, elle même, la ville la plus connue pour ses tours, la ville de tours en béton par excellence, meme içi les tours tombent sur le sol. Par la fin des années soixante-dix, Glasgow a construit plus de 400 tours d’habitations, toujours en béton, toujours en grise, et toujours en petites grappes, situés sur des terres arides urbaines.

Incroyable mais vrai, dans les années 40, les pères de la ville ont décidés pour raser complètement la ville, tous les immeubles, et les remplacer par des tours, des centaines et des milliers de tours. C’était juste après la deuxième guerre mondiale, et le Labour Party avait balayé la planche, ils ont obtenu la totalité des sièges. La démocratie, locale et nationale, était remplacé par un seul État partie. Et le parti travailliste a décidé que tout le monde, qu’ils le veuillent ou non, habiterais dans un tour de béton.

Et pourquoi? Bon ben, parce que, plus que 1500km vers le sud, à Marseille, dans la banlieue est de cette ville qui se trouve au bord de la Méditerranée, entre 1945 -1952, a été construit un nouveau type de bâtiment: l’unité d’habitation. Conçu par célèbre l’architecte Franco-Suisse, Le Corbusier, il est considéré souvent comme le bâtiment qui a inspiré le style architectural qui était baptisé, sans aucune ironie, sous le nom du brutalisme.

Ce bâtiment de 12 étages compte 337 apartments, séparés par des rues intérieures, le tout posé sur pilotis. L’edifice abrite aussi des boutiques, des équipements sportifs, médicaux et scolaires, ainsi qu’un petit hôtel. Et tout ça se termine avec le toit, qui est conçu comme une terrasse commune, avec une piste d’athlétisme et un bassin pour les enfants. Le bâtiment est placé dans un parc matur, qui comprend des courts de tennis et des balançoires, encore, j’imagine, pour les enfants, mais qui sait…. Et tout est propre, tiré à quatre épingles, et maintenu on bon état, grâce au type de la maintenance, et surveillé attentivement, grâce à la nana concierge. C’est un vrai paradis du logement français.

Et évidemment, dans le parti travailliste de Glasgow, dans les années cinquante, il y avait un fan du Corbusier, parce que, c’était à cette époque que la mairie ont embarqué sur le plus grand programme de construction résidentielle en Europe occidentale. Ce n’était pas vraiment nécéssaire pour concevoir et construire, selon les besoins des locataires ou selon le contexte de chaque site. Non, c’était suffisant de copier le modèle fourni par le Maître. Mais, également évidente, ce n’etait pas suffisant pour reproduire toutes les merveilleuses installations.

Et alors, ils étaient construits, en béton (un matériau de construction inadapté au climat écossais), en gris (juste pour renforcer la saleté du climat), et sans aucune commodité (ni dans les tours, ni à proximité). Et finalement, la concierge, rigoreuse mais amicale aussi, et alors, juste pour renforcer le sentiment d’isolement, on a décidé de ne pas s’en encombrer.

Peu après les premiers residents s’étaient installés, les premiers plaintes ont commencé. Parce que, l’humidité, la vandalisme et la petite délinquance ont commencé. Surtout, parce que, comme une chanson drôle qui était très bien connu insistait, “On peut pas jeter une tartine de confiture d’un appartement au vingtième étage!” C’était une tradition très appréciée, pour les mères de jeter les tartines aux enfants de la fenêtre des immeubles traditionnels, maintenant démolis. Malheureusement, on ne pourrait rien faire, d’un appartement de vingt étages, à part regarder par la fenetre et regarder en arriere sur une vie passée, lorsque tous les magasins, les cafés et les pubs étaient à côté, pas au-delà de l’horizon.

Finalement, les tours étaient démolis parce que personne ne voulait y vivre. Et au fils des ans, les pénuries de logements de l’après-guerre ont diminué, et de plus et plus de Glaswegians pourrait enfin choisir leur maison, comme locataires ou propriétaires occupants, Personne a choisi les tours gris, en ce temps-là, on était alloué selon le principe, ce sera ça ou rien. Cinquante ans plus tard, personne ne voulait rester, et totalement déserté, ils étaient complètement effacée.

Pendant ce temps, de retour à Marseille, l’unité d’habitation reste toujours debout, et plein de vie. Plein de gens aussi, et avec une longue liste d’attente de locataires potentiels. Et avec une concierge et un jardinier aussi. Certains des panneaux de béton sont teintés maintenant, dans des couleurs vives, comme rouge, bleu et jaune. Convenablement, puisque maintenant les façades du bâtiment ressemblent un tableau de Mondrian, l’artiste Hollandais qui était, à côté du Corbusier, l’un des géants du Modernisme.

Entretemps, les géants de Glasgow sont disparus, complètement gommés, mais la conscience collective de la chicane politique qui ont encouragé leur construction reste dans la mémoire et dans l’esprit des habitants de Glasgow. Et finalement, en mai 2017, après presque un siècle au pouvoir à la mairie, le Labour Party ont perdu la majorité, et ont été balayés du pouvoir, remplacés par une administration SNP. Finalement.

Le festival d’Edimbourg: et alors?

Le High Street d’Edimbourg pendant le festival.

Ici à Edimbourg le festival est en plein essor, les rues de la nouvelle ville et les ruelles de la vieille ville sont bondées de gens, et tous les bars, presque tous les cafés et même des églises sont devenus salles de spectacles. En fait, selon Lonely Planet, les éditeurs qui produisent les guides de voyages, c’est complètement incontournable maintenant, la meilleure expérience pour le touriste qui arrive au Royaume (dés)Uni. Et ça veut dire que Edimbourg bat Londres, la capitale de l’univers – c’est génial ça, quoi.

Mais, au profit des non-initiés, qu’est que c’est, ce festival d’Edimbourg? Est-ce que c’est vrai que c’est un festival qui offre du plaisir pour tous, ou plutôt, juste une autre extravagance des arts, qui s’adonne aux culture vultures (les vautours de culture)?

D’abord, et comme tout le monde sait, le festival d’Edimbourg est le plus grand festival des arts dans le monde. Impossible de déterminer le nombre de spectacles, mais plus que 4 millions de billets sont vendus chaque année. En fait, à part les jeux olympiques et la coupe du monde, c’est l’événement régulier le plus populaire dans le monde. Et tout ça pour aller voir un peu d’opéra suivit par une pincée de ballet et une dose de poésie… c’est magnifique mais ce n’est pas vrai! Et alors, voilà le truc, ce n’est pas vrai… ou, au moins, ce n’est pas aussi simple que ça. Bien sûr, il y a des gens qui ne peuvent pas manquer encore une autre réinterprétation de Shakespeare, mais cette fois, en coréen médiéval ou avec toute la troupe en fauteuils roulants. Et le festival officiel est là pour eux et pour ça – mais pour tous les autres, le festival non officiel, le Fringe, offre la comédie, les choses qui vous font rire, partout et tout le temps.

Jusqu’aux années 90, le festival officiel dominait, et le fringe n’était que ça, quelque chose en marge. Mais, c’était à cette époque que le stand-up est devenu très populaire, le nouveau rock n roll, et Perrier (ouais que celui, petites bouteilles d’eau gazeuses et puantes) a lancé un prix annuel pour le meilleur nouveau comédien. Depuis, une génération entière d’humoristes a gagné le prix, et une génération entière de jeune gens a décidé de venir à Edimbourg pour être présente au baptisme du nouveau boss des boutades.

Et depuis, c’est la comédie stand-up qui domine le fringe, et finalement, le festival entier. Chez les Anglais, il y a une tendance à étiqueter les autres pays de nos îles, l’Écosse, l’Irlande et le Pays de Galles, dans un sens péjoratif, comme la frange celtique. Mais, grâce au fringe, la capitale Écossaise est devenue le centre du monde de la comédie. Ironique, hein?

Star du spectacle, Diogo

Opération Arse

Lundi, le 30 juillet, et six jours après son “élection,” Boris Johnson fait sa première visite à l’étranger, disons d’outre-mer. Mais c’est peu probable qu’il s’est rendu en bateau lorsqu’il a voyagé au nord pour arriver à Édimbourg, c’est plus probable qu’il a voyagé en véhicule blindé!

Officiellement, ou plutôt, officieusement, il est le premier ministre, le leader du pays, parce que, pour le moment, l’Écosse reste au Royaume Uni. Néanmoins, depuis 2014, pendant la première campagne référendaire, quand le gouvernement Britannique avait besoin de recourir au chantage pour maintenir l’union entre l’Angleterre et l’Écosse – “Si vous décidiez de partir… pas de pension de vieillesse, pas de santé publique, même pas de nourriture!” – c’est évident que l’Écossais restent involontairement est leurs pays est une entité distincte et semi-independent.

Avant son avancement au poste du premier ministre, ses collègues en Écosse dans le parti conservateur étaient complètement atterrés à la pensée de voir Boris avec les clés de numéro 10, Downing Street. En fait, ils ont lancé une campagne, baptisée “Opération Arse” pour l’empêcher de devenir le PM. Un “arse” est un terme d’argot grossier pour un cul, mais métaphoriquement, ça veut dire quelqu’un qui est maladroit, pataud, et surtout, déconnecté. En fait, quelqu’un juste comme Boris.

Mais comme vous pouvez imaginer, les Conservateurs ne sont pas très populaires en Écosse, et en conséquence, ils ont peu de membres écossais. Malheureusement, en dépit de l’operation de cul, Johnson était élu et c’est lui qui est arrivé à Edimbourg pour des pourparlers avec Nicola Sturgeon, la chèfe de SNP, et la First Minister de l’Écosse.

Les conservateurs écossais, c’est une petite bande qui, typiquement, attire les voix de moins de 20% de l’électorat écossais. Typiquement, ils sont très heureux de s’aligner sur les diktats de Londres, mais cette fois, ils ont fait campagne contre le favori des Anglais… et perdus. En fait, comme on dit en Écosse, ils ont “made an arse of it”, c’est-à-dire, ils ont fait un fiasco intégral.

Alors, il est arrivé à l’entrée de Bute House, la résidence officielle du First Minister (c’est interessant que les Anglais préfèrent d’utiliser un terme français, le premier ministre, pour désigner leur chef!). Dehors, il y avait une grande foule de manifestants, qui a réagi à son apparence avec risée forte. Chose intéressante, selon le BBC, leurs protestations étaient, en fait, une sorte d’acclamation, mais ça, c’est une autre histoire.

Et le rendez-vous entre Sturgeon et Johnson? Un coup d’épée dans l’eau. Elle veut voir une Ecosse, indépendante et membre de l’UE: il insiste que l’Écosse reste une province du Royaume Uni, et un participant dans le processus de destruction de soi qui s’appelle Brexit (dur ou mur – l’un ou l’autre fera). Et la cerise sur le gâteau: pour éviter la foule rassemblée par la porte d’éntrée – Johnson a décidé de laisser par la porte arrière. Autrement dit, il a quitté par le passage de dos: c’est ce que j’appelle une vraie opération arse.

«Boris Johnson reste un con absolu.

Safari – 9 juil. 2019 à 12:

 

C’etait là, en lettres géantes, sur un panneau d’affichage, juste en face de la gare, à Partick, un quartier bien connu, à Glasgow, en Écosse.  Évidement, quelqu’un a décidé d’exprimer ce qui la grande majorité d’Écossais croit.  En fait, la grande majorité des députés aux parlement écossais est SNP, le parti indépendantiste, et comme chacun le sait, 62% des Écossais ont votés de rester dans l’Union Européenne – mais leurs chefs impériaux à Londres ont décidé de les ignorer.

Ce message, si choquant mais si amusant, a apparu pour la première fois, il y a trois ans.  C’était en août 2016, juste après le référendum de Brexit, la démission de David Cameron comme premier ministre, le retrait soudain de Boris Johnson comme candidat pour le remplacer, et l’arrivée inattendue au pouvoir de Theresa May.  Johnson, comme le champion de Brexit, était le favori, mais il s’est retira, pour des motifs inconnus.  En ce qui concerne le grand public, il a “bottled it”, un terme bien connu qui veut dire que quelqu’un a peur, très peur, assez de peur de se chier dessus, et de s’enfuir

Bref, le panneau d’affichage est devenu célèbre, et reproduit dans la presse écossaise, la presse anglaise, et finalement, dans les actualités satiriques.  En gros, tout le monde sait que Boris est un con.  Et depuis, chaque fois que la mairie a envoyé quelqu’un pour supprimer les mots offensifs… le scribouillard a encore frappé, un peu comme il ou elle est un espèce de Banksy politique et comme quelqu’un qui comprend très bien qu’un con reste toujours un con, et qui s’inquiète qu’il y a la grande possibilité que ce con pourrait arriver au pouvoir.

”Fanny” veut dire plusieurs choses.  À l’origine c’était un diminutif de Frances, un prénom féminin.  Et alors, après un period du temps, il est devenu un sobriquet amusant pour, comment pourrions nous dire, la pièce d’or d’une femme (ce qui fait les romans de Jane Austen plus amusants, avec tous leurs références à Fanny – “C’est lui, le Monsieur qui adore Fanny”).  Plus récemment, le terme est plus utilisé comme une douce insulte – bizarrement, pour décrire un mec qui est un peu ridicule.  En fait, juste comme “un con”, mais un peu plus péjoratif.

Et maintenant, nous venons de regarder l’arrivée au pouvoir de la Boucles d’Or des Conservateurs, Boris et sa tignasse indisciplinée de cheveux blonds, la pièce d’or du Tories (pour les chanceux qui ne savent pas, Johnson est devenu leur leader et aussi, le premier ministre). Alors, trois ans après la première déclaration du scribouillard fantôme, il ou elle a décidé de frapper encore, avec “Boris Johnson est encore un con”.

La course pour réussir May, la pauvre créature, a été réduit à deux – Boris et un autre fils à papa, Jeremy Hunt.  Et pour ceux qui sont vraiment intéressés, il est aussi comparé à la même partie de l’anatomie féminine – mais plutôt grâce à son nom de famille….  Donc, le con absolu est devenu le premier ministre.  Et vous, vous ricanez encore?  Non.  Bienvenue à la démocratie à l’anglaise.